
Comment rendre la science accessible à vos clients ? Voilà un défi que beaucoup de scientifiques sous-estiment. Entre jargon technique et contenus foisonnants, le risque est grand de perdre le public. La vulgarisation scientifique s’impose alors comme l’ingrédient indispensable pour capter l’attention et mettre en lumière vos recherches, expérimentations et autres développements.
Vous êtes vétérinaire, chercheuse, ingénieur d’expérimentation ou ingénieur R&D, et vous souhaitez communiquer sur vos travaux auprès d’une cible agricole ou plus grand public. Votre mission paraît simple : être lu et compris. Et pourtant, nombreux sont les scientifiques qui s’y cassent les dents. Et oui, pour que la magie opère, il faut un ingrédient indispensable : la vulgarisation scientifique !
Qu’est-ce que la vulgarisation scientifique ?
La vulgarisation scientifique est une méthode de transmission des savoirs. Son but : rendre la science accessible à toutes et à tous. Elle demande donc beaucoup de pédagogie, pour traduire des informations complexes en éléments assimilables par un public non expert.
Un outil précieux pour les entreprises
La vulgarisation permet de communiquer efficacement sur les recherches, les innovations ou autres avancées scientifiques et technologiques menées par votre entreprise.
Prenons l’exemple d’une entreprise qui élabore un nouveau produit d’hygiène pour les bovins. Pour en prouver l’efficacité, elle conduit des essais en élevage. Grâce à une communication vulgarisée, elle fait passer les messages essentiels qui affirment l’intérêt du produit. Et ce, sans partir sur des explications chevelues.
Les erreurs à éviter dans votre communication scientifique
1. Vouloir (vraiment) tout dire
Bien sûr, vous avez mis du temps à élaborer un protocole d’expérimentation précis. Vous avez obtenu moult données, et produit des analyses toutes plus passionnantes les unes que les autres. Mais le public qui vous lit n’a pas besoin de tout savoir. Si vous le découragez avec une avalanche d’informations complexes pour qui n’est pas doctorant·e, vos messages n’atteindront jamais leur cible. Et vous aurez perdu votre temps (et le sien).
Mieux vaut partager moins de résultats et s’assurer qu’ils seront compris, que de vouloir tout dire…et ne même pas être lu. Si vraiment, vous n’y tenez plus, rien ne vous empêche de placer un QR code sur votre support. Les personnes intéressées étancheront leur soif de savoir en y trouvant votre publication scientifique ou votre article complet, par exemple.
2. Ne pas prioriser l’information
Maintenant que vous avez renoncé à vouloir tout dire, vous devez prioriser vos messages. Mettez-vous à la place de votre public : qu’a-t-il besoin de comprendre ? Quelle information est (vraiment) importante ? S’il faut choisir seulement 2 ou 3 messages clés, lesquels devez-vous privilégier ? Grâce à cette hiérarchisation, vous pourrez également guider votre graphiste dans l’élaboration du support.
3. Manquer de clarté et d’un fil conducteur
Le risque, quand on a le nez dans un sujet, c’est de ne pas se rendre compte que notre récit manque de liant et de clarté. Ce qui est logique pour vous ne l’est pas forcément pour une personne extérieure.
Exemple : vous élaborez un poster qui présente les résultats d’une expérience et ses conclusions. Mais certaines conclusions ne semblent pas avoir de lien logique avec les résultats. Pour vous, c’est peut-être évident : vous avez en tête le maillon manquant, même inconsciemment. Pour nous, par contre, l’ensemble manque de sens. En effet, s’il n’est pas utile de tout dire, il faut en revanche qu’un fil conducteur relie chaque information.
N’hésitez donc pas à faire relire vos textes par des collègues qui n’ont pas suivi votre projet ou, encore mieux, qui ne sont pas spécialistes du sujet.
4. Sous-estimer l’importance de la forme
On ne vous dit pas que le fond ne compte pas. Il est primordial, évidemment. Mais attention à ne pas sous-estimer la puissance de la forme ! Pour être lu, rien ne vaut une mise en page dynamique, sympa, colorée, avec de chouettes visuels (quelques infographiques accessibles, de belles photos…). On y revient en détails un peu plus loin.
5. Adopter un ton trop formel, « so boring »
Oubliez les longues phrases alambiquées qui font très sérieux, mais qui ne captivent pas l’auditoire. N’hésitez pas à agrémenter votre récit avec des anecdotes, des “le saviez-vous” et autres fun facts.
Vous pouvez même personnifier votre discours en créant un petit personnage récurrent. La vulgarisation scientifique vous offre un terrain de jeu inédit, profitez-en !
6. Utiliser des termes techniques ou scientifiques – et ne pas les expliquer
Il est essentiel d’adapter le vocabulaire à votre public cible. Si les termes techniques sont globalement bien connus de vos cibles agricoles, ils peuvent perdre des cibles plus larges. Par ailleurs, il existe des termes scientifiques qui peuvent dérouter. Exemple : vous voulez parler du jumeau numérique que vous avez développé pour optimiser le pilotage d’un élevage. Et bien, “ferme virtuelle” parlera un peu plus que “jumeau numérique” et vous aidera à expliquer ce concept. Après tout, tout le monde a déjà joué aux Sim’s 😉
Quels supports pour communiquer sur vos travaux scientifiques ?
Tous les supports sont envisageables pour sensibiliser, informer ou convaincre votre public cible. Leur point commun : faire appel à nos sens !
Infographies, schémas, graphiques…
Les infographies combinent textes, graphiques et parfois images. Elles sont efficaces pour synthétiser des informations de manière claire et facile à mémoriser. Quant aux schémas et autres graphiques, ils offrent une meilleure compréhension du sujet. Mais pour cela, ils doivent rester simples : exit les graphiques ultra complexes à déchiffrer avec une loupe et un Doliprane !
Panneaux d’expositions et interactivité
Invitez votre public à découvrir vos travaux lors d’un évènement dédié. Vos invités découvriront les principaux concepts à retenir grâce à vos panneaux d’exposition et…vous serez là pour compléter s’ils ont des questions ! Pour y ajouter une dimension ludique et plus engageante, vous pouvez aussi intégrer des démonstrations, des simulations ou des jeux éducatifs.
Si votre projet le permet, vous pouvez même faire appel aux autres sens du public : l’ouïe, en mettant des écouteurs à disposition ; le toucher, avec des matières ou textures à explorer ; l’odorat, avec des échantillons à deviner ; le goût, avec une dégustation à l’aveugle…
Vidéos et motion design
Une vidéo ou un motion design sont de bons outils pour aider votre public à visualiser des expériences ou des phénomènes. Les youtubeurs spécialisés dans la vulgarisation scientifique l’ont d’ailleurs bien compris !
Podcasts
Le format audio peut être adapté à la vulgarisation scientifique à condition de bien préparer les intervenants. L’animateur·ice du podcast facilite la vulgarisation en relançant ou en reformulant : “pouvez-vous nous expliquer ce que signifie…”, “si je comprends bien, ….” Il faut veiller à être particulièrement clair puisqu’ici, aucun visuel n’appuie le propos.
Casque de réalité virtuelle
Pourquoi ne pas proposer une expérience immersive grâce à un casque de réalité virtuelle ? Visites d’élevage ou d’usine, expériences scientifiques… là encore, les possibilités sont larges.
Alors c’est vrai, la vulgarisation scientifique est un métier qui nécessite plusieurs compétences : stratégie éditoriale, rédaction, graphisme, montage, etc. Pour trouver toutes ces compétences, n’hésitez pas à être bien accompagné. Vous pouvez notamment faire appel à une agence de communication dotée d’un bagage scientifique (la nôtre, par exemple !).