Autrefois un mythe, l’intelligence artificielle est désormais omniprésente dans notre quotidien et jusqu’au cœur de nos activités professionnelles. L’agriculture n’échappe pas à ce phénomène, et c’est surement pour le mieux !

L’agriculture s’est très vite embarquée dans la révolution de l’Intelligence Artificielle qui offre de nombreuses perspectives. Après des années à accumuler une quantité astronomique de chiffres, des datas dont on ne sait que faire, l’IA arrive comme une réponse. Nous disposons désormais de la puissance de cet outil pour traduire cette masse de données en outils de décision. Une nouvelle révolution qui apporte déjà des performances économiques et environnementales mais bénéficie aussi au confort des éleveurs.

Dans le quotidien des agris

L’une des premières utilisations de l’IA est désormais reconnue et largement déployée. Elle s’appuie sur les images satellites ou, plus récemment, les images captées par des drones pour analyser les besoins du terrain. Calcul de biomasse, détection de maladie, et bien d’autres informations sont apportées pour la prise de décision de l’agriculteur. Associer ces images à des capteurs dans le sol, les datas sont faramineuses. Mais rien d’insurmontable pour une IA. Elle exploite, fait le lien et traduit ces données pour aboutir à des données simplifiées et surtout à des outils d’aide à la décision pertinents pour l’agriculteur.

L’IA embarquée

Ce n’est pas tout, l’Intelligence Artificielle peut aller encore plus loin et transmettre ces informations directement dans les tracteurs. Non seulement ces derniers sont capables de se conduire en autonomie, de se coordonner entre l’ensemble de la flotte sur la même parcelle mais aussi d’adapter le travail selon le besoin du sol. La modulation de dose est peut-être l’utilisation la plus connue de l’intelligence artificielle en agriculture. Celle-ci apporte un bénéfice économique mais aussi environnemental en appliquant la juste dose au bon endroit pour répondre aux besoins précis de la plante et du sol.

L’élevage aussi concerné

Les éleveurs aussi utilisent l’IA. Certains robots de traite, des concentrés de technologie, en sont notamment équipés. L’Intelligence Artificielle va notamment collecter les images de mamelle pour améliorer la fixation des griffes. Le robot optimise ainsi la cadence de traite, les performances et la santé des vaches. Les éleveurs disposent également d’un plus grand arsenal d’outils pour améliorer le confort des animaux. À l’aide de l’analyse des vidéos par l’IA, ils peuvent désormais mieux comprendre les comportements des vaches et agir en fonction.

Le début d’une nouvelle agriculture

L’Intelligence Artificielle devient un véritable conseiller pour les agriculteurs. Elle donne des clés pour agir vite et bien à partir d’une quantité importante de données traduites. Mais elle n’enlève pas la prise de décision aux agriculteurs, ni leur responsabilité. L’IA reste un outil qui vient aider mais pas remplacer l’agriculteur, ni l’humain. Elle apporte des compléments d’informations, épaule dans la prise de décisions par ses recommandations, traduit des données en indicateurs compréhensibles et exploitables, et agit selon les consignes. Et nous ne sommes qu’aux prémices de l’IA. Tout comme en communication, l’Intelligence Artificielle est une nouvelle ressource, mais ne remplace pas l’humain. Elle peut produire des images, des vidéos, des idées. Mais celles-ci restent vides voire erronées sans l’apport d’un esprit humain. Ses progrès récents mis en évidence par ChatGPT ou Gemini montrent une marge de progression énorme sur cette technologie. La quantité de data à découvrir, à associer et à traduire pour trouver de nouveaux indicateurs et de nouvelles utilisations semblent infinies. Et c’est tant mieux, pour l’agriculture, l’agriculteur et la société.

Sources

• SKYFLD
• BouMatic
• Pleinchamp : l’intelligence artificielle peut elle remplacer le conseiller agricole
• Pleinchamp : l’IA et l’agriculture pour le meilleur et pour le pire